

L'avance en assurance vie : quatre situations où l'utiliser.
En cas de besoin temporaire de liquidités, le souscripteur d’un contrat d’assurance vie, d’un contrat de capitalisation ou d’un PEA de capitalisation peut demander à la compagnie d’assurance de lui avancer le montant nécessaire.
L’avance est donc un prêt consenti par un assureur à un souscripteur en fonction de ses avoirs sur son contrat. Tout comme un prêt, l’avance devra faire l’objet d’un remboursement par le souscripteur à la compagnie d’assurance.
L’avance comme alternative au recours au crédit
Les banques ayant durci leurs critères, certains investisseurs se voient refuser l’octroi d’un crédit par les établissements bancaires. Dans ces situations et sous réserve des montants en jeu, l’avance peut alors prendre le relais et peut être envisagée dans le cadre :
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d’un prêt à la consommation : comme pour un crédit classique, le client a toujours la possibilité de rembourser l’avance de manière régulière, en faisant plusieurs virements, de la même manière qu’il s’acquitterait des mensualités d’un prêt à la consommation.
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d’un crédit relais ou du financement de la TVA dans une opération de loueur en meublé,
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etc.
L’avance comme outil d’optimisation fiscale
Lorsque le souscripteur a un besoin de liquidités à très court terme il peut prélever la somme nécessaire sur son contrat d’assurance vie (ou de capitalisation). S’il n’a aucune vision sur ses capacités à rembourser l’avance à court ou moyen terme, le rachat partiel doit alors être privilégié pour éviter le surcoût de l’avance.
Pour autant, il pourrait avoir temporairement recours à l’avance. En effet, si son contrat est proche du cap des 4 ans ou des 8 ans au moment du rachat, l’avance pourrait se révéler judicieuse le temps que le cap soit franchi.
Attention cependant : l’administration fiscale pourrait considérer que, sous couvert d’avance, le contribuable a entendu disposer définitivement de ces fonds en en réduisant la fiscalité.
L’avance après 70 ans
Lorsqu’un souscripteur-assuré a plus de 70 ans et qu’il est titulaire d’un contrat d’assurance vie souscrit et alimenté avec son 70ème anniversaire, l’avance pour faire face à un besoin de trésorerie permettra d’éviter le changement de traitement fiscal en termes de transmission des sommes versées avant cet âge.
L’avance pour accompagner vos solutions d’investissement
Si le client souhaite investir dans des produits de défiscalisation mais qu’il n’a pas les liquidités nécessaires, il peut être recommandé de mettre en place une avance. Il la remboursera tous les trimestres l’année suivante au moyen des économies d’impôts qu’il réalisera du fait de son investissement.
Source : Marie Pérardelle, Directeur Ingénierie Patrimoniale chez Primonial
